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	<title>Issàlan Ahàrodj</title>
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	<description>Culture Touarègue dans le monde, toutes les infos à la source</description>
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		<title>La démocratie à la malienne au bord du gouffre</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 14:08:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
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		<category><![CDATA[Touaregs – Sahara – États – dépossession – marginalisation – rébellion – répression – crise]]></category>

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		<description><![CDATA[Le coup d’Etat qui a renversé Moussa Traoré et favorisé l’avènement du multipartisme fêtera bientôt son quart de siècle. Que s’est-il passé pendant cette relative longue période ?  Plusieurs générations de citoyens ont ainsi pu exprimer leurs préférences dans les urnes, mais qu’en sera-t-il cette année ?  Que s’est-il passé pendant tout ce temps et qu’en est-il [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_183" class="wp-caption aligncenter" style="width: 593px"><img class=" wp-image-183  " title="Bamako en feu" alt="" src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2013/03/Bamako-en-feu-001.jpg" width="583" height="394" /><p class="wp-caption-text">Manifestation à Bamako contre la corruption et la mauvaise gestion du pays</p></div>
<p>Le coup d’Etat qui a renversé Moussa Traoré et favorisé l’avènement du multipartisme fêtera bientôt son quart de siècle. Que s’est-il passé pendant cette relative longue période ?  Plusieurs générations de citoyens ont ainsi pu exprimer leurs préférences dans les urnes, mais qu’en sera-t-il cette année ?  Que s’est-il passé pendant tout ce temps et qu’en est-il demeuré dans le cœur de ceux qui ont sincèrement cru en cette démocratie, qui pourtant, comme disait Winston Churchill, « est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’Histoire » ?</p>
<p>Un entretien avec un habitant de Kidal cristallise ces interrogations et démontre le degré d’impuissance qu’un citoyen de bonne volonté peut ressentir à l’égard de ce que la démocratie à la malienne pouvait lui inspirer au cours de ces années de plomb.  <span id="more-182"></span></p>
<p><b><i>Qu’est-ce que vous retenez de la situation du Mali à la veille du vingt-deuxième anniversaire de la « révolution » du 26 mars 1991 ?</i></b></p>
<p>A la veille du 26 mars, la situation du Mali mérite méditation parce qu’au moment où l’Etat s’apprête à fêter sa révolution : la démocratie, on voit que le pays s’enfonce dans une situation très grave. La situation que traverse le pays en ce moment est très difficile. Le Mali avait enclenché sa démocratie, on pensait que cette démocratie allait prendre du chemin, mais il se trouve aujourd’hui que le Mali est plongé dans cette guerre dont on ne connaît pas l’issue.</p>
<p><b><i>Vingt-deux ans plus tard, comment voyez-vous le niveau de régression de la démocratie qui s’est opéré au fil des années. Une démocratie que d’aucuns qualifient d’ailleurs maintenant de façade !</i></b></p>
<p>Démocratie et démocratie, on ne peut pas parler de démocratie, il n’y a pas de démocratie. Les évènements de tous les jours démontrent qu’il n’y a pas de démocratie au Mali. Il n’y a qu’à regarder, à écouter les médias, la presse, on se rend compte que ce n’est pas une démocratie réelle. Vous voyez que tous les jours on arrête des journalistes à cause des informations qu’ils diffusent qui parfois sont justes. Ensuite, il y a les droits de l’homme. Ce conflit que nous vivons aujourd’hui a provoqué un recul en ce qui concerne les droits de l’homme avec ces exactions et ces réfugiés dans les pays alentours. Il n’y a pas de démocratie dans ce pays. C’est un vain mot dans ce pays. Il n’y a qu’à voir tout récemment comment la junte est arrivée au pouvoir ! Comment on a chassé un président à quelques jours de la fin de son mandat ! Tout ça prouve qu’il n’y a pas de démocratie dans ce pays. Il y a l’impunité, la corruption et pas mal de choses…</p>
<p><b><i>Est-ce qu’on peut dire qu’il y a une opposition digne de ce nom, sachant qu’il y a des députés du temps de l’UDPM qui sont toujours députés ?</i></b></p>
<p>Vous savez, vraiment, la scène politique malienne, c’est une scène un peu particulière. Il y a plus d’opportunistes que de véritables politiciens engagés. Je crois que cette configuration de l’ancien régime n’a pas du tout changé. Ce sont les mêmes têtes qui sont là. Donc, ce sera la même gestion qui va continuer. Il n’y a pas de changement. C’est comme si ATT était encore au pouvoir. On a laissé faire dans ce pays. Vraiment, l’Etat n’a pas joué son rôle et on s’est retrouvé devant un Etat affaibli. Alors, en essayant de sauver la situation, on est retombé dans une situation plus grave encore.</p>
<p><b><i>Au regard du contexte actuel, êtes-vous optimiste pour l’avenir  de ce pays ?</i></b></p>
<p>Il faut toujours être optimiste. Si tous les Maliens pouvaient se retrouver, ce qui est très difficile. Parce que le problème du Mali, c’est que le Sud ne connaît pas le Nord. On est malien ; on se dit malien, mais le Sud ne connaît pas le Nord. Le déchirement auquel on assiste aujourd’hui, le tissu social est complètement déchiré, il va falloir beaucoup d’efforts pour réconcilier les acteurs afin de décider ensemble de l’avenir de ce pays. Mais je ne sais pas avec l’opportunisme et des décideurs souvent qui ont une toute petite marge de manœuvre, on ne va pas vraiment avoir la bonne voie, c’est difficile. Mais si, par contre, les gens étaient sincères, les acteurs qui vont contribuer à ramener la paix, je pense qu’il faut consentir des sacrifices çà et là et ça peut sauver peut-être le Mali.</p>
<p><b><i>Qu’est-ce qui  a conduit le Mali à en arriver là ?</i></b></p>
<p>C’est la mauvaise gestion, l’impunité, la corruption, le culte de la personnalité. Vous savez, ce pays, son problème, c’est que les dirigeants, ils font ce qu’on appelle le pilotage à vue. Quand on fait un pilotage à vue, ce sont des incertitudes. Donc, il est très difficile d’amener ce pays vers la voie d’un vrai développement.</p>
<p><b><i>Comment voyez-vous la situation des Touaregs actuellement et à long terme au Mali ?</i></b></p>
<p>Le problème des Touaregs, il est très vieux et on dirait qu’il n’est pas compris. Vous savez, le fait qu’il y ait des rébellions qui se répètent là, ce n’est pas pour rien. Je crois que, depuis l’indépendance, on a très mal géré la première rébellion de 62-63. C’était une rébellion où il y a eu beaucoup de gaffes, beaucoup d’orphelins, beaucoup d’exactions, qui ont amené les enfants des victimes à prendre les armes pour se faire justice parce qu’il n’y avait pas de justice. D’accord en accord, des accords mal ficelés, à travers le Pacte… Parfois, l’Etat malien propose des choses qu’il ne peut pas offrir. Donc, il faut connaître ses moyens avant de faire des propositions. Ensuite, il y a un problème de développement au nord de ce pays. C’est un peu la misère. Si vous voyez ces jeunes gens qui sortent de ce pays pour aller ailleurs, à l’étranger, découvrir une vie, oublier un peu la misère. Ce sont des gens qui souhaitent vivre de la même manière chez eux, chacun préfère vivre chez lui, revenir chez lui, mais, en revenant chez lui, il faut qu’il trouve de quoi.</p>
<p>En revenant chez eux, en désespoir de cause, ils livrent leurs âmes au diable, ils s’adonnent à ce que nous constatons tout de suite avec ces AQMI, Mujao… qui offrent des masses importantes d’argent pour des jeunes gens qui n’ont pas fait l’école, qui n’ont pas d’autres ouvertures. Donc,   ils sont obligés d’aller là-bas. Je pense que la solution, c’est un développement. Il faut programmer un développement durable. Il faut trouver une solution définitive parce que tant que ce n’est pas bien ficelé, ça va toujours reprendre.</p>
<p><b><i>Qu’est-ce que vous pensez de l’avenir de ces réfugiés qui s’exilent de force et dont personne ne parle ?</i></b></p>
<p>Une situation de réfugié, c’est toujours une situation difficile, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on abandonne son pays pour l’aventure. Ces réfugiés, aujourd’hui, ils sont dans une situation très complexe. Il faut des gages, il faut faire en sorte qu’on ramène la confiance, qu’on observe sur le terrain dans leur pays qu’ils ont quitté. Qu’on observe un retour de la paix, une confiance parce que je crois que la confiance n’existe plus, avec tout ce qui a été vécu çà et là. Il est très très difficile pour ces populations exilées de prendre le chemin du retour.</p>
<p><b><i>Avez-vous un message en particulier à lancer ?</i></b></p>
<p>Il faut que tous ceux qui peuvent apporter quelque chose à ce pays, ce pays en lambeaux, il faudrait qu’on mette de côté les calculs politiques, parce qu’il y a beaucoup de calculs politiques dans les décideurs. Il faut mettre fin à tout ça. Il faut vraiment revenir au partage, à la confiance, la réconciliation, même si elle est très difficile. Peut-être impliquer la communauté internationale parce que le problème, ce n’est pas seulement un problème touareg que nous avons entre les bras. C’est vrai que, quand on jette un coup d’œil sur l’Histoire, on constate que cette communauté touarègue, je reviens là-dessus, est disséminée à travers plusieurs pays. Des portions par-ci, des portions par-là ; c’est le même monde, les mêmes coutumes, les mêmes modes de vie, et la même philosophie. Il faut trouver un moyen pour les fixer et les organiser. En réalité, un développement durable.</p>
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		<title>« Nous, Touaregs, nous sommes nous-mêmes auteurs de ce que nous vivons. Nous n’avons plus d’avenir…  Attendre sans savoir quoi attendre, voilà ce que nous vivons  »</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Dec 2012 14:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Exil]]></category>
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		<category><![CDATA[Touaregs – Sahara – États – dépossession – marginalisation – rébellion – répression – crise]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un témoignage recueilli par téléphone d’un ex-combattant d’AnsarDine, aujourd’hui exilé au Burkina Faso. &#160; Qu’est-ce qui t’a découragé à quitter le mouvement Ansar Dine? C’est leur système. Il ne me plaît pas. Parfois, ils sont pour le Jihad et disent qu’ils ne veulent pas d’un territoire, et, en même temps, ils ne veulent pas [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un témoignage recueilli par téléphone d’un ex-combattant d’AnsarDine, aujourd’hui exilé au Burkina Faso.</p>
<div id="attachment_178" class="wp-caption alignleft" style="width: 475px"><img class="size-full wp-image-178 " alt="Deux jeunes hommes qui se saluent style R&amp;B dans la rue principale de Kidal" src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2012/12/GEDC1502.jpg" width="465" height="359" /><p class="wp-caption-text">Deux jeunes hommes qui se saluent style R&amp;B dans la rue principale de Kidal au Nord du Mali</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-177"></span></p>
<p><strong><em>Qu’est-ce qui t’a découragé à quitter le mouvement Ansar Dine?</em></strong><br />
C’est leur système. Il ne me plaît pas. Parfois, ils sont pour le Jihad et disent qu’ils ne veulent pas d’un territoire, et, en même temps, ils ne veulent pas céder le territoire. Moi, je ne crois pas à un Jihad en ce moment et je me rends compte qu’ils ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent.<br />
Leur organisation ne motive pas du tout, et c’est pourquoi les jeunes gens qui sont habitués à travailler correctement les abandonnent de plus en plus.<br />
Il faut que l’on sache ce qu’ils veulent et pour qui ils travaillent : soit avoir le contrôle du territoire, soit faire le Jihad !<br />
Nous, les combattants, nous avons besoin de bien comprendre de quoi il s’agit.<br />
S’ils avaient abandonné ce Jihad, ils auraient fait adhérer la majorité de la population.<br />
Ils ne s’entendent pas, même entre eux. Mauvaise organisation.<br />
Comme dit un proverbe touareg : « On ne fait pas des tresses sur la teigne ! »<br />
Pour le moment, j’observe et j’attends, comme beaucoup de jeunes combattants.<br />
<strong><em>Comment ton abandon est-il perçu par ton entourage ?</em></strong><br />
Nous sommes tous dans la même situation. Personne ne sait où aller. Soit fuir ou les (les islamistes, ndlr) rejoindre. Au sud (Bamako), c’est hors de question. Tous les combattants comme moi n’ont donc aucune perspective.<br />
Au sujet de la motivation du leader d’Ansar Dine Iyad ag Aghaly au Jihad, rien n’est encore clair. Tantôt il est favorable, tantôt il est contre, puis il annonce dans la même foulée qu’il va remettre le contrôle du territoire aux propriétaires, la chefferie traditionnelle, en l’occurrence. Des déclarations contradictoires.<br />
Tout récemment, il a déclaré qu’il est désormais« l’Emir des Al-Mouminines» (commandeur des croyants, représentant le chef suprême des musulmans, selon les règles de la charia).<br />
Nous sommes musulmans depuis longtemps, comme l’Arabie Saoudite, mais notre pratique de l’islam n’est pas celle que ces gens nous imposent.<br />
Les habitants qui intègrent ces islamistes deviennent plus radicaux que ceux qui les ont initiés, ils sont presque comme envoûtés. En plus, ils sont en première ligne et sont contraints de faire appliquer cette loi aux populations.<br />
<em><strong>Qu’est-ce qui retient encore certains combattants sous leur commandement ?</strong></em><br />
Certains sont obligés de rester avec eux. Ils n’ont pas le choix.<br />
Ils ne peuvent pas retourner du côté du Mali ; c’est pratiquement impossible. Nous, qui rejetons cet islamisme radical, ne pouvons ni retourner chez nous ni réintégrer du côté malien.<br />
On nous stigmatise toujours, même si tu n’es coupable de rien.<br />
Voici un exemple :<br />
Un ami déserteur d’Ansar Dine qui voulait réintégrer son poste à la Garde nationale du Mali à Sikasso a été emprisonné par un colonel (touareg) de sa hiérarchie,  lui refusant son salaire et sa réintégration.<br />
Au final, après plusieurs tractations, mon ami s’est rendu compte que le problème était du racisme inter-tribu et que, dans son cas, il était du mauvais côté. Si tu ne viens pas de la tribu qui commande, tu n’as plus ta place. Tu risques d’être suspecté et traité d’agent de renseignement d’Ansare Dine ou d’un groupe islamiste. Il n’y a plus de confiance entre nous.<br />
Moi-même, c’est ce qui m’a empêché de réintégrer mon poste à la Garde nationale. Donc, nous, Touaregs, nous sommes nous-mêmes auteurs de ce que nous vivons. Nous allons observer le résultat du match parce que c’est un match qui se joue là-bas en ce moment.<br />
<em><strong>C’est qui ou quoi la solution ?</strong></em><br />
C’est Iyad ag aghaly la solution, il est incontournable.<br />
Il a fait adhérer à son mouvement de plus en plus de gens et demeure le maître du jeu. C’est le pion incontournable pour la résolution de ce conflit.</p>
<p>Propos recueillis et traduits du tamasheq en français par<br />
AG TITA Assaleck</p>
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		<title>Kidal: Une société civile totalement absente et ignorée par les islamistes et des indépendantistes</title>
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		<pubDate>Sun, 27 May 2012 12:53:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains combattants du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) commencent à rejoindre le groupe islamiste Ançar Dine, qui a le contrôle de la ville de Kidal et beaucoup plus de moyens pour soudoyer ses nouvelles recrues grâce à son alliance avec Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). “Je préfère le MNLA juste pour sa vision, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2012/05/GEDC15223.jpg"><img class="alignleft" src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2012/05/GEDC15223.jpg" alt="" width="322" height="242" /></a></p>
<p>Certains combattants du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) commencent à rejoindre le groupe islamiste Ançar Dine, qui a le contrôle de la ville de Kidal et beaucoup plus de moyens pour soudoyer ses nouvelles recrues grâce à son alliance avec Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). “Je préfère le MNLA juste pour sa vision, même si son aile politique ne peux rien changer pas du prête à soutenir&#8230;mais j’ai choisi d’être avec Ançare Dine pour plus de confiance, de sécurité et plus de sérieux.<span id="more-162"></span></p>
<p>Le MNLA compte beaucoup de voleurs et bandits de tout genre, qui font n’importe quoi dans les villes où ils passent” affirme un jeune combattant affilié à Ançare Dine.   Des combattants  reprochent au MNLA d’être incapable et pas représentatif de l’ensemble du peuple Touareg face au grand défi qu’il s’est lancé, la majorité de la population préfèrent le MNLA et elle n’est  pas prête à soutenir un régime islamiste, même si parmi elle, quelques-uns se rallient à Ançar Dine pour des intérêts financiers. Les différents groupes islamistes, qui règnent dans la région, terrorisent les populations et sèment la terreur dans les esprits.</p>
<p style="text-align: justify">La destination du nouvel Etat décrété unilatéralement par le Mouvement National de Libération de l’Azawad, en Avril dernier, semble s’aventurer en n’ayant pas la volonté d’identifier  clairement son principal ennemi et  sans marquer précisément sa domination territoriale. Pour de nombreux observateurs sur le terrain, cette déclaration d’indépendance relève de la précipitation et de l’amateurisme. Cette hypothèse se renforce  par l’Algérie qui affirme une opposition farouche et constante face à l’indépendance.</p>
<p style="text-align: justify">La grande puissance sous- régionale, qui a ses frontière à seulement  400 kilomètres de Kidal,  demeure le cordon vital et incontournable des régions nord du Mali.</p>
<p style="text-align: justify">On peut  aussi s’interroger sur l’absence totale de la  société civile qui est complètement ignorée par les islamistes et les indépendantistes lors des différentes rencontres et prises de décisions politiques. C’est pourtant sur elle que la population du Nord-Mali fonde tous ses espoirs pour la sortir de cette situation un peu plus incertaine et tragique. Cette société civile donne l’impression d’être constamment dos au mur et de subir fatalement  les conflits  à répétition. Cette situation qui la dépasse risque de la rendre plus vulnérable qu’elle ne l’a été depuis des décennies, voire des siècles.</p>
<p style="text-align: justify">Quant aux femmes touarègues issues d’une culture matriarcale, elles sont aujourd’hui  marginalisées. Elles sont désormais écartées de tout pouvoir politique et n’ont plus leur place dans la gestion des affaires. Le génocide de la culture Touarègue est malheureusement annoncé alors que celle-ci était un système social dont la responsabilité familiale, ou plus précisément clanique était attribuée à la femme. Les Touaregs ne possèdent qu&rsquo;une parenté, la parenté utérine : la généalogie est féminine.</p>
<p style="text-align: justify">Les Touaregs sont musulmans depuis le VII<sup>e</sup> siècle, cependant, la position élevée qu&rsquo;occupe la femme touarègue s’inscrit en contraste avec l&rsquo;état d&rsquo;infériorité de la plupart des femmes du monde arabe. Aujourd’hui, la pratique de la Charia a  une emprise, qui risque d’être sans retour, sur cette exception culturelle née il y a plusieurs siècles.   L’espoir d’une indépendance du territoire de l’ “Azawad” sans  bain de sang et surtout  sans sacrifier toute une jeunesse assoiffée de liberté est anéanti par l’opposition ferme de l’Algérie.</p>
<p style="text-align: justify">Les Islamistes de tout bord imposent leur stratégie de terreur et d’occupation du terrain. Le non respect des engagements du Mali, puis le chaos qui y règne aujourd’hui ont laissé, au Nord Mali, le champ libre à une forme d’anarchie où AQMi, Islamistes, indépendantistes et trafiquants de drogue côtoient les bandits de grand chemin du  Sahara en toute liberté et en toute impunité. Les rançons que perçoivent les islamistes pour la libération des otages représentent plus de 4 fois le budget de la défense du Mali. Dans une interview accordée à France24, le ministre malien des Affaires étrangères sous le régime d’ATT, Soumeylou Boubèye Maiga, disait: “ce qui importe pour nous c’est d’obtenir la libération des otages&#8230;” certes la même préoccupation pour la France de Sarkozy. Peut être qu’ils oublient tous que les populations sont aussi en otage! Sauf que pour eux il n’y a pas de rançon.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis 2006, rare sont les acteurs de développement qui investissent au Nord du Mali et toutes les autorités stigmatisaient la présence islamistes sans rien y faire concrètement. Finalement, une partie de la population est désormais dans l’obligation vitale de se pencher vers celui qui lui offre une assistance d&rsquo;où qu’il vienne et peu importe ce qu’il réclame en contrepartie. Tout un peuple est laissé à lui même.</p>
<p style="text-align: justify">Actuellement, le gouvernement malien fait face aux pires difficultés générées par le récent coup d’Etat. Le pays veut retrouver son intégrité territoriale, mais la priorité est de rétablir la situation au Sud. Une aubaine pour  les islamistes qui imposent la Charia dans tout le Nord et le MNLA qui réclame l’indépendance de l’Azawad, mais aucun  d&rsquo;entre eux ne parlent de solutions concrètes pour venir en aide aux 284 000 réfugiés déplacés. On compte 56 664 réfugiés au Burkina Faso, 61 000 en Mauritanie et 39 388 au Niger selon le HCR. L’histoire se répète.</p>
<p style="text-align: justify">Par ailleurs, une famine, annoncée depuis plusieurs mois, va inévitablement sévir au sahel et qui, parmi eux, va pouvoir répondre au désespoir des populations restées sur place ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;J&#8217;ai toujours mon poste radio dans mon sac témoigne un auditeur&#160;&#187;</title>
		<link>http://assaleck.mondoblog.org/2011/08/13/jai-toujours-mon-poste-radio-dans-mon-sac-temoigne-un-auditeur/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Aug 2011 02:48:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La Radio joue un rôle indispensable dans la sensibilisation et l’éducation des populations en Afrique et particulièrement au Mali. La radio reste le quotidien de beaucoup d&#8217;hommes et de femmes  sauf qu&#8217;elle est souvent un instrument de manipulation et de profit pour les propriétaires de radios affirment certains auditeurs.  Beaucoup de travail reste à  faire [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_156" class="wp-caption aligncenter" style="width: 477px"><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/08/RFI-.jpg"><img class="size-full wp-image-156 " src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/08/RFI-.jpg" alt="" width="467" height="307" /></a><p class="wp-caption-text">RFI: Relations Auditeurs</p></div>
<p>La Radio joue un rôle indispensable dans la sensibilisation et l’éducation des populations en Afrique et particulièrement au Mali.<span id="more-154"></span></p>
<p>La radio reste le quotidien de beaucoup d&rsquo;hommes et de femmes  sauf qu&rsquo;elle est souvent un instrument de manipulation et de profit pour les propriétaires de radios affirment certains auditeurs.  Beaucoup de travail reste à  faire lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de diffuser des informations crédibles et du respect de la déontologie du journalisme.</p>
<p>Voici des liens vers des témoignages percutants d&rsquo;auditeurs:</p>
<p><iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F21010708&#038;show_artwork=true"></iframe><br />
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F21010988&#038;show_artwork=true"></iframe></p>
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		<title>Mc Talka, MC des pauvres et icône du rap Songhoî</title>
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		<pubDate>Fri, 27 May 2011 03:31:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Gao]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mc Tal-k]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[« La suède des Voix du Mali / Sweden Mali Voices » est un festival, mis en scène, chaque année en alternance, entre la Suède, dans la région du  Jämtland, à 40km au sud d&#8217;Östersund et le Mali au cœur de &#171;&#160;Koïma Hondo&#160;&#187; (la « dune rose » dans la langue Songhoï), à proximité du tombeau des Askia [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><br />
« La suède des Voix du Mali / Sweden Mali Voices »</strong> est un festival, mis en scène, chaque année en alternance, entre la Suède, dans la région du  Jämtland, à 40km au sud d&rsquo;Östersund et le Mali au cœur de &laquo;&nbsp;Koïma Hondo&nbsp;&raquo; (la « dune rose » dans la langue Songhoï), à proximité du tombeau des Askia de la ville de Gao, classé au  patrimoine mondial de l’UNESCO. Les musiciens des deux pays  participent ensemble à chaque édition qui a lieu au mois de janvier à Gao et en suède en alternance. Parallèlement, des actions sont menées sur le terrain pour une mise en lumière de la culture malienne et plus particulièrement son artisanat, mais aussi des problèmes récurrents inhérents à la sècheresse et à la gestion de l’eau.</p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.myspace.com/mctalka" target="_blank"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px;margin-bottom: 5px" src="http://www.mctalka.com/images/mc_hemsida.jpg" alt="" width="480" height="309" /></a><span id="more-146"></span><br />
C’est  Abdoulahi Ibrahim Touré dit <a title="MC tal-K" href="http://www.myspace.com/mctalka" target="_blank">Mc Talka</a>, icône de la musique rap qui a initié ce festival. Ce jeune rappeur songhaï, de la région de Gao, s’est toujours impliqué dans la lutte contre l&rsquo;injustice sociale et dans des actions politiques liées à la situation du  Nord Mali, en utilisant le rap pour véhiculer ses messages, un rap plutôt nouveau genre, le Takambarap !</p>
<p>Rappelons que le rap est une forme d&rsquo;expression vocale sur fond rythmique, issue du mouvement culturel <a title="Hip-hop" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hip-hop">hip-hop</a>, apparue au milieu des <a title="Années 1970" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9es_1970">années 1970</a> dans Le quartier du  <a title="Bronx" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bronx">Bronx</a> à New York.  Influencé par les différents courants musicaux de la musique noire, le rap a connu son apogée dans les années 80. Aujourd’hui, il surfe plus que jamais sur son succès international et rassemble des artistes soutenus par des producteurs « majors », mais aussi des musiciens indépendants, plus modestes, mais tout aussi créatifs. Le rap du XXI<sup>e </sup>siècle fait aussi la part belle aux instruments les plus exotiques et on y retrouve aussi des sonorités traditionnelles du Mali qui nous sont familières.</p>
<p>Au travers d’une interview qui a eu lieu à Bamako mi- Mai, le talentueux Mc Tal -k  nous dévoile plusieurs aspects de sa personnalité et son sentiment profond et sincère sur les préoccupations majeures associées au Nord Mali.</p>
<p><strong>Qui es tu Mc Talka </strong><strong>?</strong></p>
<p>Né dans la région de Gao, au Nord Mali, sous le nom d’<a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=1647362037">Abdoulahi Ibrahim Touré</a>,  je suis aujourd’hui un musicien, un rappeur, plus connu sous le pseudo  <strong>Mc Talka</strong>.  Des initiales MC  signifiant «  Master of Ceremonie », Tal-k voulant dire pauvre… « <strong>Maitre de cérémonie des Pauvres</strong> ».  Je me suis engagé à être l’avocat, défenseur des pauvres. Dans cet esprit, mon groupe de rap a été baptisé «  FASKAW’S »  une expression de la langue songhoï que l’on peut traduire par « défenseur de toutes les causes nobles.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://swedenmalivoices.com/wp/" target="_blank"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px;margin-bottom: 5px" src="http://swedenmalivoices.com/wp/wp-content/uploads/2010/06/smv_affish2010.jpg" alt="" width="419" height="593" /></a></p>
<p><strong>Pourrais-tu nous présenter le Festival «la Suède des Voix du Mali / <a href="http://swedenmalivoices.com/wp/?page_id=2">Sweden Mali Voices </a>» que tu as initié ?</strong></p>
<p>Effectivement, j’ai initié en 2009 ce festival qui a lieu, chaque année et alternativement, au Mali et en Suède. Le concept a été très bien accueilli de toutes parts et Le travail d’organisation se passe vraiment bien entre les deux parties, mais le développement de l’événement est compromis en raison des problèmes d’insécurité  du Nord Mali qui empêchent les festivaliers et touristes de se rendre sur place. Nous sommes pris  nous aussi en otages, au travers de nos activités culturelles et du<strong> </strong>développement social et culturel qui sont entravés par cette cruelle situation.  A notre manière, par le rap, nous exprimons musicalement notre colère et notre espoir et nous véhiculons ainsi  des messages de paix. Nous luttons contre ceux qui blessent  notre région et qui brisent nos espoirs d’un avenir meilleur. Nous réclamons, de toutes nos forces, l’intégrité territoriale et  un développement durable. Nous souhaitons, dans un proche avenir que l’ordre revienne dans cette région et que les populations, victimes innocentes, puisse vivre sereinement et honnêtement.</p>
<p>Nous avions déjà  exprimé cela dans notre premier album  <strong>‘’Mali, le Nord pleure’’. </strong>A cette époque, le gouvernement à mal  interprété nos paroles, pensant que nous  appelions à la rébellion ou à éteindre la flamme de la paix. L’album a été censuré sous prétexte que  toute  idée liée à une révolution au nord du Mali est interdite de diffusion sur les  radios et à la   télévision nationale. Nous avons été mal compris. Nous voulions simplement rappeler à notre pays que sa région Nord pleure, qu’elle est perpétuellement dans le malheur. Il faut trouver une solution d’envergure avant que la région, hélas déjà internationalement connue pour son brigandage, son terrorisme et ses trafiques en tous genres, soit durablement une zone de non-droit risquant de déstabiliser tout le pays.</p>
<p><strong>Comment se répercutent sur les populations qui habitent cette zone, ce blocage et cette insécurité ? Peut-on dire que le Nord est désormais assiégé ou pris en otage ?</strong></p>
<p>Les populations locales se battent déjà, au quotidien, contre l’ensablement, la sècheresse, le réchauffement climatique et parfois les criquets ! Des populations épuisées et excédées qui sont aussi confrontées à des conflits ancestraux et inter ethniques entre  songhoïs, peulhs, ou  idnans, ifoghas, arabes ou  kountas, des querelles souvent attisées par ceux qui veulent « diviser pour régner ». Il est temps et même urgent que la cohésion sociale prenne le pas sur les intérêts individuels et la corruption.  Seule une lutte collective d’un peuple uni par son destin pourra venir à bout des souffrances terribles qu’on lui inflige.</p>
<p>J’appelle tous nos frères et nos sœurs, à  œuvrer,  tous ensemble, pour que le Nord  ne soit plus sous l’emprise du mal et de la violence imposés par une poignée de hors-la-loi, pour la plupart étrangers au pays. Que notre région ne soit plus jamais un symbole de désolation, de haine et de misère. Protégeons la aussi des appétits financiers multiples aiguisés par la richesse de son<strong> </strong>sous<strong>-</strong>sol<em>, </em>mais aussi des étalages de richesses mal acquises qui deviennent insupportables<em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La décentralisation serait-elle l’une des solutions d’avenir ?</strong></p>
<p>Rien n’a été entrepris concrètement  sur le terrain pour mener à bien cette décentralisation. Elle a été sabotée. En 2002, une ville de la Région Nord devait être choisie pour bénéficier d’un projet de développement exclusif  et, en définitif, c’est  Mopti qui a été choisie, une ville qui ne s’inscrit pas dans cette partie du Mali. Il y a des incohérences… Par exemple, la ville de  San qui n’est même pas une région a hérité d un magnifique stade qui n’existe ni  à Kidal, ni à Tombouctou, ni à Gao. Prenons l’exemple de Kidal  qui ne dispose à ce jour d’aucun goudron,   Il faut se rendre à Gao, à 460 km, pour obtenir  un certificat de résidence ou un titre foncier, il faut faire 1 600 km pour avoir un passeport  et faire des études supérieures, et parcourir 1 000 km  pour un procès de justice, à Mopti !</p>
<p>L’ingérence des autorités et leur injustice vont toujours  conduire à une forme de révolte et à  une situation explosive, alors que nous ne voulons que la paix, la stabilité, la justice…  Revendications légitimes qui passent toujours par le développement et la cohésion sociale et qui sont indispensables pour construire un avenir à notre jeunesse.</p>
<p>Aujourd’hui  les événements deviennent des virus dangereux et contagieux.  Que Dieu nous  épargne ce vent de révolte parce que le Mali, qui a longtemps été un exemple international de paix et de démocratie,  ne mérite pas d’être inscrit sur la liste des pays  infréquentables, privé de tourisme et de développement. Nous ne voulons pas être contaminés comme l’ont été la Sierra Leone ou le Libéria. On ne veut pas de la violence du Nigéria ou de la Côte d’Ivoire. Nous Maliens, du Sud et du Nord, avons suffisamment de valeurs, d’intelligence et de traditions communes  pour unir nos forces, partager nos richesses équitablement  et lutter contre ceux qui veulent déstabiliser notre pays. « Un peuple, un but, une foi » est  la devise qui nous réunit depuis plus de 50 ans, il faut s’en souvenir !</p>
<p><strong>Quelles sont tes impressions au sujet de ta première tournée hors du Mali ?</strong></p>
<p>Pour moi l’Europe est  le continent des droits de l’Homme. C’est celui qui a le plus de proximité avec l’Afrique de l’Ouest. On s’intéresse à notre culture, notre musique et notre Histoire. Par exemple, les Européens sont fascinés par le désert saharien, par les richesses culturelles de notre peuple.  Comme eux, nous aspirons à prendre le train de  la mondialisation, mais malheureusement, une minorité de Maliens ont accès à l’éducation et à la formation professionnelle et celles-ci manquent cruellement de structures. « Vouloir, c’est pouvoir » dit l’adage, mais c’est difficile, même pour les plus courageux d’entre  nous ont du mal à atteindre un niveau suffisant pour entreprendre des études de haut niveau en Europe.</p>
<p>En ce qui me concerne, mon expérience européenne s’est plutôt bien passée. J’avais déjà travaillé au Mali avec  des artistes européens. Puis j’ai enregistré des albums avec des groupes de rock, comme  Hindenburg , un groupe  Suédois bien connu en Europe, j’ai aussi travaillé avec  Abjeez, un groupe Iranien sur le titre Democracy…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> ‘’Democracy’’,  joli titre ?!</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left">Je porte beaucoup d’attention aux textes qui évoquent les problèmes du monde entier et j’invite les gens à bien les écouter, notamment les paroles…. « Nous avons dit ‘’good bye au communisme, démocratie start too… alors que nous les africains, ont veut aussi du too… dark démocratie ! tes too de tas de bloff de boucher,  dark démocratie, laisse nous tranquilles,  enjoy so life, laisser nous vivre notre vie, recule t’es pas d’ercul, nous sommes des miskines,  le même système toujours sur le même thème, tiers-monde démocratisé, démocratie dictatoriale et démocratie matériel pour la promo de tes maréchaux , chacal en Irak rec la même dose de choses qui pause cause des morts même chez moi en Africa black mama, ça  veut dire que la démocratie, alors qu’ils on regretté de faire tomber le communisme là je continue dans le texte pour dire aux Américains : tu fais la promo, le garant de ta dark démocratie en même temps tu dit tant pis, ton tapis roule partout dans le monde entier, dark démocratie bientôt en chute comme tu l’attends le jour J, le soleil à beau briller, mais il tombera comme tu la vis tomber, le soleil du communisme, je fais la honte à ta place ta note &#8211; l’addition &#8211; trop gonflée, tu montres tes couleurs partout sur les five continents parce que tu peux now, later incha allah, je serai là le jour de ton jugement, de ta balkanisation sans solution » .</p>
<p style="text-align: left"><strong> Les textes que tu chantes sont surtout en songhoï pourquoi ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je chante surtout en songhoi ; Bien sûr je chante avec des artistes Européens, mais la prise de conscience, cela commence par celle de nos populations. Alors, on doit s’exprimer le plus souvent avec notre propre langue pour faire passer le message et être parfaitement compris par les nôtres.</p>
<p>Je m’adresse surtout aux communautés du Nord parce que dans le premier album, j’ai chanté <strong>‘’ yir hortou ‘’ « on a souffert » </strong>; il ya aussi du<strong> tamasheq</strong> (la langue touarègue) dans ce titre pour dire que la première prise de conscience commence par soi-même.  tu dois d’abord passer le message auprès du public directement concerné pour qu’il ouvre davantage son esprit et que les mentalités évoluent.  Le public doit comprendre, qu’au travers de ton rap, tu partages sa souffrance et son chagrin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quel message souhaites-tu privilégier ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai toujours dit que la qualité de l’Homme est toujours son défaut. Au Mali on clame toujours l’intelligence des Nordistes… moi je crois que, pour certains d’entre eux,  leur intelligence est au service du Satan, et non pas au service de la cohésion sociale. Que ceux qui se reconnaissent, s’interrogent à l’heure de la prière !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Parle-nous de ta carrière  que tu mènes actuellement en solo…</strong></p>
<p>En se moment j’évolue avec un groupe suédois avec lequel j’ai produit mon 2<sup>e </sup>albums dont le titre est « Democrazy », &laquo;&nbsp;la folle démocratie’’, qui sort ce mois de Mai 2011, est distribuée par Mali K7. Vous savez  aujourd’hui  la démocratie  est devenue une autre crise à part, elle à ses problèmes de vaincus, de vainqueurs et de vainqueurs vaincus ! On travaille ensemble sur le nouvel album dont le titre sera en songhoï.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Par quel moyen as-tu financé ton premier album ?</strong></p>
<p>Mon premier album <strong>‘’Mali, le Nord pleure’’</strong> a été financé par l’<a href="http://www.fongem.org/spip.php?article27">Organisation Néerlandaise de Développement</a> (SNV) en 2001-2002, dans le cadre d’appuis aux initiatives de base. Notre rôle était de sensibiliser notre public sur des thèmes bien précis comme l’après rébellion, la venue de la démocratie, la problématique du Nord. On aurait du parler d’un « problème complexe », mais il était impossible de nommer l’album ainsi. C’est ce qui a généré des problèmes d’incompréhension pénalisant  la promotion et la diffusion de l’album. D’un autre côté, cette situation  nous a favorisés, parce que cela a porté un certain éclairage sur notre  groupe et attiré l’attention sur le message  qui est bien compris et transmis. Ensuite on a rempli notre contrat avec la SNV,  qui lutte pour le développement durable<br />
l&rsquo;équité sociale, interculturelle et de genre, ce que nous avons artistiquement  fait en évoquant clairement les problèmes du Nord Mali.</p>
<p>… « Des siècles dans ce désert, des peuples dans la misère, qui meurt dans la galère, ainsi ma colère » . On rajoute en songhoï : « Au nord du Mali, ichi koulà, immakoula, ichi borey nakk  ima bou takoula ils s’enfou des gens ».</p>
<p>Mais, j’ai répondu dans ce nouvel  album… « Si le Nord pleure, c’est la faute aux Nordistes j’ai compris que c’est aux Nordistes eux-mêmes de sauver le Nord. Si ils laissent crever leurs troupeaux, ce n’est  pas de la faute de l’Etat ou aux Sudistes. Pendant qu’ils ont des villas et des 4X4 aussi démesurés que leur ambition. Ici, les ressortissants du Nord ne s’entraident pas et ne s’unissent pas pour développer le Nord, ils agissent individuellement et chacun prend une position juste pour lui. Ils vont en exil et restent plus longtemps, allons habiter notre désert et développons le. Tout ce problème se  joue sur le Nord.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>On n’exploite pas les atouts et les  potentialités…</strong></p>
<p>Comment faire en sorte que les gens prennent conscience de tout ça et se décident à s’unir pour une cause commune ? Continuer sans relâche à faire de la sensibilisation, comme toujours ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Il faut réaliser un travail immense et dans tous les domaines, une unification, il faut tout reprendre à la base…</strong></p>
<p>Voilà un rôle bien joué par les artistes et d’ailleurs ce sont les seuls, sinon dans les autres secteurs, chacun roule pour soi, il n’y a pas une entente, une force collective ou un parlement qui défendent les causes collectives du Nord au sein de l’Assemblée Nationale, seuls les artistes le font. On ne défend pas des causes dans le  but de développer le Nord, mais tout est  question d’intérêt individuel.</p>
<p>Ces mêmes cadres qui sont en train de piétiner le Nord, ils ont passé par là à une certaine époque et aujourd’hui, que font ils ? Il ne faut pas que les nouvelles générations fassent les mêmes erreurs  que leurs ainés. Il faut qu’ils prennent exemple sur les artistes.</p>
<p><strong>Qu’est ce que le Festival Sweden Mali Voices  apporte à la région de Gao ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est un festival en forme d’échanges culturels avec plusieurs volets comme l’éducation et  la santé. Au niveau de l’environnement, la Suède est le premier pays environnemental au Monde. Nous voulons profiter de l’échange et, à notre tour aussi, interpréter toutes les bonnes pratiques écologiques de leur mode de vie, de tirer les bonnes leçons de leur culture et apprendre comment protéger notre environnement. Chez nous, l’environnement est très menacé, il y a  l’ensablement du fleuve et nous espérons concrétiser des projets de fixation des dunes… Cela concerne l’ensemble du Nord Mali, du  Mali et de toute l’Afrique. Il ya plusieurs nationalités qui participent et cela fait aussi une ouverture pour les artistes du Nord qui ont, par ailleurs, un réel problème de matériel professionnel. Nous comptons faire venir du matériel artistique de la Suède pour le mettre à la disposition de tous les jeunes talentueux pour qu’ils puissent se perfectionner.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Avec l’insécurité et toutes les restrictions imposées au Nord, pensez-vous que le projet à de l’avenir ?</strong></p>
<p>La première chance appartient au peuple, donc à nous de la sauvegarder. Si on le veut, on peut ! Si on se met à la tâche aussi vite et aussi fort que possible, si les populations sont vraiment motivées, les autorités vont forcément nous soutenir. En tant que producteurs du festival, nous tenons à conserver un esprit de simplicité, de détente et de liberté, c’est pourquoi  nous souhaitons que ce festival se fasse sans parrainage politique et sans officiels, à l’exception des élus locaux, pour éviter les contraintes de protocole et de sécurité. La présence de personnalités exige une sécurité qui génère des débordements brutaux provoqués par un encadrement trop zélé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>As-tu un message particulier à l’attention de tes fans ?</strong></p>
<p>Je les remercie bien de leur soutien et qu’ils sachent qu’ils peuvent compter sur moi, tout ce que je fais c’est pour eux. Je suis demeuré quelques temps silencieux car  j’ai  compris que le silence est une manière de parler aussi. Voilà, dans quelques semaines, le nouvel album sera sur le marché et j’espère qu’ils vont l’aimer et le chanter !</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/mctalka">http://www.myspace.com/mctalka</a></p>
<p><a href="http://swedenmalivoices.com/wp/">http://swedenmalivoices.com/wp/</a></p>
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		<title>Assani salim azim, le Tchadien Banguissois</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 17:58:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[On se rencontre à Dakar autour de Mondoblog. Lui Tchadien et moi Malien: plus de mille kilomètres de distance. Nous prenons place face à face sur deux chaises dans le jardin de la cour du CESTI (Centre d’Etude des Sciences et Techniques de l’Information), comme deux mamies qui vont se faire servir le thé à [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp" style="text-align: left"><a href="http://lacoquette.mondoblog.org/" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-134" style="margin: 5px" src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/04/Assaaz.jpg" alt="" width="200" height="149" /></a>On se rencontre à Dakar autour de Mondoblog. Lui Tchadien et moi Malien: plus de mille kilomètres de distance. Nous prenons place face à face sur deux chaises dans le jardin de la cour du CESTI (Centre d’Etude des Sciences et Techniques de l’Information), comme deux mamies qui vont se faire servir le thé à l&rsquo;ombre des arbres frais.<span id="more-125"></span></div>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Découvrir ce qui se cache sous ce visage poupin, ces dents blanches parfaites, ce physique de beau mec. Je pourrais le jalouser. Trop facile. Souriant et sympathique, il se livre sans arrières pensées. Entre nous c&rsquo;est comme si ces milliers de kilomètres n’existent plus, comme si on se connaissait déjà. Quand on commence notre interview c&rsquo;est encore de kilomètres qu&rsquo;il est question.</p>
<p style="text-align: justify">En 2005, Salim faisait partie des 18000 nouveaux bacheliers du Tchad, pour 5000 places à l’Université, raison pour laquelle il estimait avoir peu de chances d’accéder aux études supérieures et d’ailleurs le test fut sans succès. Là, il décide de se tourner vers Bangui, où il à de la famille, pour concrétiser son rêve d’être médecin. Quand va-t-il retourner au Tchad ? &laquo;&nbsp;C’est une question difficile,j&rsquo;ai vraiment une énorme envie de retourner là bas et faire ma vie&nbsp;&raquo;. Au sujet de son futur, &lsquo;&nbsp;&raquo;je n&rsquo;en sais rien, sauf que Dieu décidera pour moi&nbsp;&raquo; dit-il.</p>
<p style="text-align: justify">Assani salim azim est né à Ndjaména au Tchad. Il n&rsquo;y est jamais retourné depuis son départ il y a six ans pour Bangui, la capitale de la Centrafrique.</p>
<p style="text-align: justify">Son père est de l’ethnie Ouaddaï, sa mère est de la région de Ngalo et de l’ethnie Daye. Cette double culture explique peut-être son ouverture aux autres, la facilité à s&rsquo;intégrer. Pendant son enfance il était passionné de la télévision et des bandes dessinées.</p>
<p style="text-align: justify">Il a commencé à bloguer en 2006 avec son blog <a href="http://blog.ifrance.com/assaaz" target="_blank">« Paix et Amour, le blog d’Assaaz »</a> du fait qu’il était passionné de poésie et aimait les échanges interactifs. Son admission au concours Mondoblog lui a donné le courage de <a href="http://lacoquette.mondoblog.org" target="_blank">bloguer</a> avec plus de confiance et de rentrer dans cette dynamique de blogosphère pour s&rsquo;ouvrir au reste du monde .</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui il a 26 ans, licencié à l&rsquo;Institut Supérieure de Technologie de Bangui en administration et maintenance de système informatique.  Il travaille pour Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne comme assistant IT (Information Technology) et également inscrit en 1ère année de Gestion des Ressources Humaines à l’Université de Bangui. Assani est très ambitieux,il multiplie les formations et saisie toutes les opportunités qui se présentent.</p>
<p style="text-align: justify">Dans notre entretien, il ne cesse de dire qu&rsquo;il à profondément la nostalgie de son pays natal, des ces souvenirs d&rsquo;enfances et du paysage de son pays.</p>
<p style="text-align: justify">Assani est musulman et très croyant, il parle plusieurs langues dont le français, l’arabe tchadien, le sangho, le sara et le daye; sa force principale  s&rsquo;est d&rsquo; être motivé, garder la sérénité et pouvoir progresser dans tout se qu&rsquo;il entreprend.</p>
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		<title>Nous sommes au Studio « Bogolan » de Bamako, à l’occasion de l’enregistrement du 2éme   Album &#171;&#160;Toumastin&#160;&#187;de Tamikrest</title>
		<link>http://assaleck.mondoblog.org/2011/02/15/nous-sommes-au-studio-%c2%ab-bogolan-%c2%bb-de-bamako-a-l%e2%80%99occasion-de-l%e2%80%99enregistrement-du-2eme-album-toumastinde-tamikrest/</link>
		<comments>http://assaleck.mondoblog.org/2011/02/15/nous-sommes-au-studio-%c2%ab-bogolan-%c2%bb-de-bamako-a-l%e2%80%99occasion-de-l%e2%80%99enregistrement-du-2eme-album-toumastinde-tamikrest/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 07:05:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Kidal]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Tamikrest]]></category>
		<category><![CDATA[Tamikrest-Musique-Culture Touarègue]]></category>

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		<description><![CDATA[Ousmane AG MOSSA, Leader du groupe Tamikrest Ta première tournée à l’étranger vient de s&#8217;achever. Comment cela s’est-il passé ? Cette première tournée m’a permis d’acquérir une ouverture sur d’autre continent comme l’Europe.  Partager la scène avec des artistes de tous horizons, face à un public d&#8217;une autre culture, c&#8217;est très enrichissant. Notre musique reçoit partout un très bon [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/02/DSC_0347-copie10.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-145" src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/02/DSC_0347-copie10-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>Ousmane AG MOSSA, Leader du groupe Tamikrest</p>
<p><strong>Ta première tournée à l’étranger vient de s&rsquo;achever. Comment cela s’est-il passé ? </strong></p>
<p><em>C</em><em>e</em>tte première tournée m’a permis d’acquérir une ouverture sur d’autre continent comme l’Europe.  Partager la scène avec des artistes de tous horizons, face à un public d&rsquo;une autre culture, c&rsquo;est très enrichissant. Notre musique reçoit partout un très bon accueil, que ce soit à Paris, à Kidal, au cœur du désert ou en Algérie. Au-delà des différences d&rsquo;expression et des modes de vie, nous avons réussi à transmettre notre message  et partager notre passion. Certes, nous n&rsquo;affichions pas &laquo;&nbsp;complet&nbsp;&raquo;, mais nous nous réjouissons d&rsquo;avoir eu un réel succès d&rsquo;estime auprès d&rsquo;un public très à l&rsquo;écoute et c&rsquo;est aussi pour nous, une expérience inestimable.<span id="more-110"></span></p>
<p><strong>Actuellement, vous êtes ici à Bamako avec le groupe au grand complet pour l&rsquo;enregistrement de votre second album. Quel est votre message essentiel ?</strong></p>
<p>Cet album évoque ce que vit actuellement mon peuple «  les Kel tamasheq ». La politique est contre mon peuple. Il n&rsquo;y a pas vraiment de cohésion sociale au Mali. J&rsquo;ai pu constater que cette désunion totale ne mettait pas en cause la volonté des populations du pays, mais c&rsquo;est comme un mal enraciné, un poison et cela me touche profondément&#8230; Avant de rechercher l’autonomie ou obtenir des droits, il faut d&rsquo;abord que l&rsquo;on tisse des liens intercommunautaires solides et sincères, que l&rsquo;on ait  des objectifs communs et que les intérêts personnels ne soient pas mis en avant.<strong> </strong></p>
<p><strong>Veux-tu dire que le pouvoir de Bamako laisse le peuple touareg à l’écart des décisions qui sont prises ?</strong></p>
<p>A mon point de vue, il ya un très grand contraste entre le Sud et le Nord du Mali. Cela dit, à Bamako je constate les effets d&rsquo;une énorme corruption, chose qui nous empêche d’aller de l’avant et de développer notamment la région du  Nord Mali. Je remarque aussi que le gouvernement du Mali profite des conflits qui se passent dans la zone de Kidal car lors des négociations, d&rsquo;importantes personnalités soutiennent le développement du Nord mais les financements n&rsquo;arrivent pas toujours à bon port et restent dans la poche des corrompus qui les utilisent à d&rsquo;autres fins, soit pour leur enrichissement personnel ou pour favoriser, dans leur fief, les prochaines échéances électorales.</p>
<p><strong>Quand penses-tu que cette situation changera et qui peux la changer ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous somme les seuls qui peuvent la changer, nous le peuple Touareg. J’ai longuement réfléchi sur la question, à savoir pourquoi après 50 années de révoltes, il n&rsquo;y a toujours pas de changement ?<strong> </strong>Alors je pense que le problème ne se situe pas au niveau du combat, mais plutôt à cause de cette perpétuelle division qui se creuse au sein du peuple Touareg lui-même.</p>
<p><strong>Nous allons revenir à l’album qui s’enregistre ici au studio Bogolan, composes-tu tes textes avec d’autres artistes ?</strong></p>
<p>Quelquefois, je compose avec les membres de mon groupe. Mon style de composition est d&rsquo;écrire au préalable un long paragraphe que par la suite je résume pour en tirer l’essentiel du contenu. Ensuite, les partenaires du groupe donnent leur avis sur un premier résumé que nous retravaillons ensemble. Nous somme un groupe &laquo;&nbsp;démocrate&nbsp;&raquo; ayant des idées et des personnalités très différentes, mais un objectif  et des idéaux communs. Par ailleurs, chaque fois que je compose de la musique, c&rsquo;est avec le groupe qu&rsquo;elle est finalisée. C&rsquo;est un véritable travail d&rsquo;équipe.</p>
<p><strong>Quel sont les moments où tu aimes t’asseoir pour composer ou écrire un texte ?</strong></p>
<p>C’est dans des moments de solitude que je trouve l&rsquo;inspiration, c&rsquo;est-à-dire la nuit entre minuit et l&rsquo;aube, quand tout le monde dort et qu’il y a peu de bruit car j&rsquo;aime le silence qui me rend créatif.</p>
<p><strong>C&rsquo;est-à-dire que tu ne composes que dans le désert où règne le calme absolu, loin du tumulte de la capitale ?!</strong></p>
<p>Tout à fait. C’est aussi dû au fait que je suis né dans un village isolé, où il y a peu de monde. J’ai beaucoup pratiqué la solitude et c’est pour cela je ne suis pas tout à fait à l’aise dans un environnement citadin et bruyant.</p>
<p><strong>Quel message souhaites- tu passer, au travers de cet album,  à la jeunesse Touarègue ?</strong></p>
<p><strong> </strong>C’est une question plutôt sensible, mais je voudrais que la jeunesse sache « qu’un peuple n’est</p>
<p>rien sans sa jeunesse », qu’elle représente l’avenir de demain, qu’elle n’a pas à regarder le</p>
<p>coté négatif des choses, ni marcher avec les idées d’autrui. Il faut surtout qu’elle se focalise sur ses propre réflexions et ses objectif  et ses idéaux, à savoir adhérer et participer au développement de la région Touarègue.</p>
<p><strong>Le groupe vient d&rsquo;intégrer un nouveau musicien. Aura-t-il un rôle particulier ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mahmoud  AG Ahmoudène  qui vient de nous rejoindre, est un très bon compositeur que j’ai connu lors de mon initiation à la guitare. Lui a appris bien avant moi et j’ai découvert qu’il avait les mêmes ambitions que nous, avec beaucoup d’idées. Je suis convaincu que l&rsquo;on va pouvoir réaliser beaucoup de choses ensemble que je n&rsquo;aurais pas su faire seul.</p>
<p><strong>Quelle sont les difficultés que vous avez rencontrées ici à Bamako,  que ce soit dans le cadre du studio ou dans la ville  elle-même ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au niveau du studio, il y a eu beaucoup de changements qui nous entravent, par rapport a l’année d’enregistrement de notre premier Album. Les problèmes sont d&rsquo;ordre technique car nous disposons d&rsquo;amplificateurs qui ne donnent pas satisfaction. C&rsquo;est plutôt décourageant, mais nous n&rsquo;avons pas le choix et nous feront le maximum pour sortir un bel album.</p>
<p><strong>Quelle relation entretenez-vous entre Tamikrest et Dirtmusic ?</strong> <strong>Ce partenariat vous donne-t-il toujours satisfaction, de part et d&rsquo;autre ?</strong> (Pour mémoire, c&rsquo;est avec Dirtmusic que vous aviez réalisé le premier album et effectué vos premières tournées).</p>
<p>Avant toute chose, Dirtmusic entretient une relation amicale avec Tamikrest et on travail jusqu&rsquo;à ce jour en collaboration, puisque notre producteur, Chris Ekman,  est le leader de Dirtmusic. Toute la tournée européenne s&rsquo;est faite avec eux. C’était vraiment merveilleux de jouer avec Dirtmusic ; en plus l’Europe, c’est leur territoire, donc il maîtrise davantage le milieu musical que nous et cela ne peut que nous apporter un plus.</p>
<p><strong>Alors, à quand la prochaine tournée ?</strong></p>
<p>Pour le moment je ne peux pas donner une date exacte, mais ce qui est sûre c’est que notre nouvel album sortira vers fin Avril, puis suivra la promotion et ensuite la tournée.</p>
<p><strong>Es ce que tu as un message particulier à passer ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&rsquo;ai surtout et encore un message à transmettre à  la jeunesse Touareg que je préfère appeler Kal Tamasheq, ce qui est  plus significatif, à titre culturel. Je lui demande de réfléchir, avec beaucoup de conscience, en long et en large, aux difficultés que traverse leur peuple<strong>. </strong></p>
<p><strong>Quelles conséquences cette situation aura sur le devenir de leur enfant ou de leur petit enfant ? Quels remèdes, aussi modestes soient-ils, peuvent ils apporter à la communauté pour remédier à ces problèmes pour qu&rsquo;ils ne soient pas supportés aussi par leur descendance ?</strong></p>
<p>Fort malheureusement je constate que depuis une cinquantaine d’année, les mêmes problèmes se répètent. Il est temps que la jeunesse se mobilise, se batte et se sacrifie pour le bonheur de ses futurs enfants. Il ne faut surtout jamais oublier que la jeunesse représente le pouvoir du peuple. Elle doit donc s’unir, partager les mêmes idées, avoir les mêmes objectifs pour le bonheur des Kal Tamasheq.</p>
<p>Merci.</p>
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		<title>Noël à Kidal : Une célébration sans églises</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 07:56:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Noël- Kidal-Mali]]></category>

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		<description><![CDATA[A la veille de Noël, au coucher du soleil, les rues à Kidal étaient presque vides. Il faisait excessivement froid et la circulation était calme, surtout avec ce clair de lune. On note la présence d&#8217;une grande poussière sur l&#8217;artère principale qui subdivise Kidal en deux. C&#8217;est la preuve de l&#8217;absence de bitume dans les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/01/Kidal.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-100" src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/01/Kidal-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p>A la veille de Noël, au coucher du soleil, les rues à Kidal étaient presque vides. Il faisait excessivement froid et la circulation était calme, surtout avec ce clair de lune.</p>
<p>On note la présence d&rsquo;une grande poussière sur l&rsquo;artère principale qui subdivise Kidal en deux. C&rsquo;est la preuve de l&rsquo;absence de bitume dans les grandes agglomérations de cette région septentrionale du Mali.</p>
<p>Pour célébrer la Noël, les jeunes de Kidal n&rsquo;ont pas été nombreux dans les centres de loisir. Quelques jeunes faisaient la fête, mais on ne pouvait dénombrer qu&rsquo;une dizaine de motos devant la porte d’entrée, signalant la présence de ces jeunes fêtards.<span id="more-89"></span></p>
<p>A Kidal, une population à majorité musulmane cohabite avec une quarantaine de chrétiens dans la paix et le respect mutuel. Cette fête de Noël ne dit pas grand chose à la majorité des habitants de la ville à cause de la pauvreté, du chômage, de l’analphabétisme et de toutes les questions liées à l’insécurité. Pour certains, la fête de Noël appartient aux Chrétiens.</p>
<p>C’est dans une famille connue à Kidal que les adeptes du christianisme de la ville se rencontrent pour célébrer la messe les dimanches. Exceptionnellement, le père Pierre Songré est venu de Gao pour célébrer la messe de Noël avec ses ouailles d&rsquo;une nuit.</p>
<p><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/01/Témoignage-du-Pretre-à-la-Messe.mp3">Témoignage du Prêtre</a></p>
<p>En somme, cette fête s’est bien déroulée dans la joie et la paix à Kidal. C&rsquo;est le lieu de faire un clin d&rsquo;œil aux chrétiens de la cité de l&rsquo;Adrar et des Ifoghas.</p>
<p><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/01/Temoignage-dun-participant-à-la-Messe.mp3">Témoignage d&rsquo;un participant à la Messe</a></p>
<p><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2011/01/Temoignage-dune-participante-à-la-Messe.mp3">Témoignage d&rsquo;une participante à la Messe</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le portable, phénomène de société pour le meilleur et pour le pire</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 04:28:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Mali- Mobile-Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui n’a pas son téléphone portable au Mali ? Devenu phénomène de société en quelques années, il est aujourd’hui un outil indispensable à la vie quotidienne des Maliens. Reconnu pour son utilité, on le retrouve jusque dans les villages les plus reculés du pays, même si la couverture réseau est déficiente. Quand il n’y a pas [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2010/11/Vendeur-de-téléphones-portables-à-Bamako1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-81" src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2010/11/Vendeur-de-téléphones-portables-à-Bamako1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Qui n’a pas son téléphone portable au Mali ? Devenu phénomène de société en quelques années, il est aujourd’hui un outil indispensable à la vie quotidienne des Maliens. Reconnu pour son utilité, on le retrouve jusque dans les villages les plus reculés du pays, même si la couverture réseau est déficiente. Quand il n’y a pas d’électricité, on recharge les portables grâce à un système ingénieux : des mobylettes ambulantes équipées de batteries. Le portable est aujourd’hui à la portée de tous (les premières puces de téléphone du réseau Malitel qui, en 2000, coûtaient entre 175 000 et 200 000 Frs CFA sont commercialisées aujourd’hui à 500 Frs CFA et bénéficient d’offres d’unités.<span id="more-74"></span></p>
<p>Le portable est désormais accroché en permanence à l’oreille des hommes  et femmes d’affaires, des élus et  des personnalités… Cet outil magique, dernier modèle en vogue de préférence, les relie en permanence à la multitude d’interlocuteurs inscrits dans leur carnet d’adresses ou plutôt leur répertoire, qui va de A comme ATT jusqu’à Z comme Zidane !!!&#8230; sans oublier les innombrables numéros familiaux et amicaux. Rendez-vous, négociation, débriefing, tout passe aujourd’hui par ce joyau de la technologie, et tant pis pour les effets indésirables pour la santé que peut engendrer un usage exagéré.</p>
<p>Les plus jeunes utilisent le  téléphone  pour écouter leurs titres de leur musique favorites, pour être à l’écoute de la radio, pour enregistrer des vidéos et pour faire des photos ; ils  effectuent  des appels très rarement en raison de leur faible crédit  et la plupart du temps, il « bip » leur Interlocuteur avec l’espoir d’être rappelé dans la minute ou il les contacte très brièvement pour fixer un rendez-vous ; sinon, ils privilégient les échanges téléphoniques nocturnes pour bénéficier des tarifs réduits.</p>
<p>Le portable peut malheureusement devenir une véritable addiction qui coûte très cher pour les plus bavards, notamment les femmes et les jeunes filles ! Dans les sociétés nomades, ce sont les salutations et les politesses interminables qui constituent, la plupart du temps, le contenu d’une longue conversation !</p>
<p>Savez-vous que l’on peut déjà disposer d’un téléphone avec caméra qui permet de voir son interlocuteur comme à la télévision ? Et dans quelques années, le portable fera office de carte de crédit et de porte monnaie. On pourra payer son pain ou son billet d’avion en quelques touches de clavier… Perdre son portable deviendra alors une véritable catastrophe !</p>
<p><strong>Quand le portable sème la zizanie dans le couple…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le montant des cartes de téléphone prélevé sur l’argent du ménage est bien souvent un sujet de disputes car cet achat fréquent dilapide l’argent du ménage pour des conversations synonymes de futilité.</p>
<p>Plus grave, des maris ou des épouses découvrent, l’infidélité de leurs conjoints en consultant leur messagerie parsemée  de SMS amoureux. Un constat qui mène souvent droit au divorce. Leçon à retenir…  Un portable est un objet qui doit rester à usage strictement personnel !</p>
<p>Dans le dossier «  Spécial ondes » de la revue Sciences et Avenirs de Mai 2009 on peut lire :</p>
<p>‘’Ce 23 Avril, à Paris s’ouvre un « grenelle des ondes », visant à faire le point sur les dangers sanitaires potentiels des champs électromagnétiques qui entourent les téléphones mobiles, le Wi-Fi, les antennes relais…Il regroupera opérateurs, pouvoirs publics et associations. Il y a  urgence car depuis janvier, trois décisions judiciaires ont ordonné le démontage d’antennes téléphoniques ou interdit leur implantation « <em>pour trouble anormal de voisinage »</em> en évoquant  «  <em>le principe de précaution ».</em> Les trois opérateurs français, Orange, Bouygues, SFR, tour à tour condamnés, craignent des procès en rafale.’’</p>
<p>Au Mali, cette préoccupation n’est pas du tout à l’ordre du jour. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et Orange et Malitel font toujours la pluie et le beau temps. « Orange nous rapproche et vide nos poches » disent certains Maliens et rassurez-vous Malitel n’est pas en reste !</p>
<p>Allo, ya plus de réseau… je vous entends mal… vous êtes toujours là… rappelez-moi, je n’ai plus de crédit…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’identité touarègue remise en question</title>
		<link>http://assaleck.mondoblog.org/2010/11/10/l%e2%80%99identite-touaregue-remise-en-question/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 09:19:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Assaleck AG TITA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Touaregs – Sahara – États – dépossession – marginalisation – rébellion – répression – crise]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Congrès International de la Jeunesse du Sahara s’est tenu du 31 octobre au 1er novembre à Tombouctou, dans l’enceinte de la Mairie, en présence du Président du Conseil de Cercle de Tombouctou. Cette manifestation avait préalablement reçu l’aval des autorités locales et était organisée en toute légalité par un collectif de jeunes du Nord [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le Congrès International de la Jeunesse du Sahara s’est tenu du 31 octobre au 1<sup>er</sup> novembre à Tombouctou, dans l’enceinte de la Mairie, en présence du Président du Conseil de Cercle de Tombouctou. Cette manifestation avait préalablement reçu l’aval des autorités locales et était organisée en toute légalité par un collectif de jeunes du Nord Mali.</p>
<p>Malheureusement, cette heureuse initiative a été injustement perturbée par l’arrestation de deux des organisateurs, <a href="http://www.facebook.com/Amassakoul?ref=mf">Moussa Ag Acharatoumane</a> et Boubacar Ag Fadil, membres du collectif AFOUS-AFOUS. Ils ont été interpellés par la Sécurité d’État au motif qu&rsquo;ils sont impliqués dans une affaire d&rsquo;enlèvement de voiture, ce dont aujourd’hui, nous n’avons pas la preuve.</p>
<p>Depuis l’arrestation des deux jeunes hommes, leur l’avocat, Maitre Boureima Koné, n’a pas été autorisé à rencontrer ses clients : « J’ai  passé chaque jour de la semaine dernière au Département de la Sécurité d’Etat  où personne n’a pu me recevoir pour cause de réunions ou d’absence de responsables…  »</p>
<div id="attachment_44" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2010/11/149433_163354210353974_100000381891113_390366_5913529_n.jpg"><img class="size-medium wp-image-44" src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2010/11/149433_163354210353974_100000381891113_390366_5913529_n-300x248.jpg" alt="" width="300" height="248" /></a><p class="wp-caption-text">Moussa Ag Acharatoumane</p></div>
<p><strong>Une pétition circule actuellement sur </strong><a href="http://8626.lapetition.be/"> http://8626.lapetition.be/</a> <strong>pour demander  la libération de Moussa et de Boubacar, actuellement en état d’arrestation par la Sécurité d’Etat, à Bamako. </strong></p>
<p>La création, au Nord Mali du MNA  (Mouvement National de l’Azawad) a généré une avalanche d’injures injustifiées si l’on veut bien croire au contenu, ici le lien  <a href="http://www.mnamov.net/">http://www.mnamov.net</a>.</p>
<p>Le MNA est un regroupement de jeunes Maliens de divers horizons (Peuhls, Songhaïs, Touaregs, Arabes), crée le 1<sup>er</sup> Novembre 2010. Son principal objectif est de participer au développement  effectif de leur région, en concertation avec les élus et les acteurs du développement. Le site web http://www.mnamov.net/nouvelles/53-la-declaration-fondatrice.html donne un éclairage précis sur les motivations d’une jeunesse motivée et politisée, dont le mode d’expression n’est pas toujours dans le style du « politiquement correct », mais qui a pleinement conscience que l’avenir d’un pays passe par sa jeunesse.<span id="more-43"></span></p>
<p><strong>Le regard myope des voyageurs épris de mythes éculés</strong></p>
<p>Lorsque que je lis un livre ou un article sur les Touaregs, j’ai, la plupart du temps, un sourire amer car je ne reconnais pas les miens. L’image des touaregs est systématiquement caricaturée au travers du regard myope des voyageurs épris de mythes éculés.</p>
<p>Certes, il y a des auteurs et des chercheurs qui transmettent, trop rarement, une image fidèle de notre communauté. Mais la  majorité des personnes, à l’occasion d’un bref voyage ou d’un reportage éclair, côtoient  brièvement quelques autochtones, et prennent la plume ou le micro pour jouer les spécialistes et aborder sans complexe des thèmes très complexes ! Hélas, par légèreté ou par mépris, ils donnent ainsi une image faussée de notre peuple, frôlant souvent le ridicule.</p>
<p>Le drame, aujourd’hui est qu’en raison d’une médiatisation universelle à outrance, les Touaregs, qu’ils soient érudits ou illettrés, se voient dans le miroir déformant que le monde extérieur leur a tendu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le carrousel des vanités</strong></p>
<p>Pour que les messages soient transmis aux populations du Nord, l’Etat et les représentations diplomatiques sises à Bamako utilisent des procédés vieux comme le monde…  &nbsp;&raquo; La flatterie est le miel et le condiment de toutes les relations entre les hommes » disait le philosophe Platon… Rien n’a donc changé depuis l’Antiquité… Voici la recette originale : choisissez quelques chefs conciliants et aux grands boubous bien craquants, faites- les recevoir en grande pompe par les hauts responsables de l’État, allumez les sunlights et les micros des médias, laissez- les espérer la courtoise poignée de mains et le sourire bienveillant du Président de la République ou d’un haut responsable de l’État. Ils n’auront pas à répondre aux questions essentielles parce qu’on sait qu’ils n’ont pas capacité à le faire, mais on leur  donne l’illusion qu’ils sont importants, qu’ils sont représentatifs (un mot à la mode !) Du haut de leur respectabilité, ces cadres et élus touaregs, bercés par le carrousel des vanités, tombent dans le piège et ressortent convaincus qu’ils sont les seuls et uniques interlocuteurs autorisés et les décideurs incontournables et éclairés pour toute question concernant la communauté touarègue. C’est ce que l’on peut également diagnostiquer comme étant un syndrome de l’illusion d’importance : ces gens qui ont une emprise très relative sur la société se sentent vis-à-vis de la population touarègue, tels des seigneurs responsables de leurs sujets.</p>
<p>En réalité, ces gens ne sont pas utiles à la communauté. Au contraire, ils sont même  facteurs de blocage, car, par leur intermédiaire, on transmet des messages hostiles à la bonne marche de la société.</p>
<p>Aujourd’hui la communauté touarègue, dans son ensemble, se trouve dans une situation de désespoir beaucoup plus grande qu’au déclenchement de la rébellion de 1990. Aucune stratégie d’avenir ne pourra être élaborée sans qu’il n’y ait concertation avec la communauté touarègue. En 1980, quelques hommes, une centaine, avaient décidé de se battre pour défendre les intérêts de la Communauté. En 1990, ils n’étaient  au départ, qu’une poignée pour déclencher les hostilités, à Ménaka. Aujourd’hui, c’est le peuple touareg, dans son ensemble,  qui veut faire passer ses idées, qui demande à être consulté, qui se mobilise pour se faire entendre, en dépit des dizaines de milliers de kilomètres qui le séparent du pouvoir. Quand un peuple se fixe des objectifs, il finit par les atteindre…</p>
<p>Il y a une autre réalité historique.    Le Mali vient de célébrer le Cinquantenaire de l’Indépendance et la plupart des peuples d’Afrique, en tout cas, ceux qui avaient un espace géographique où ils étaient prééminents, ont pu  créer leur propre État.</p>
<p>Nous, les Touaregs, avons été abandonnés à notre triste sort. Nous  sommes aujourd’hui minorés et dispersés dans plusieurs pays limitrophes (Algérie, Lybie, Niger, Burkina Faso et Mali), alors que nous disposions, depuis des siècles, d’un espace géographique plus vaste que la plupart des Nations instaurées dans les années 60. Moi, je pense que les Touaregs ont le droit d’avoir leur propre pays, sur leur espace géographique ancestral, un territoire où ils pourront vivre selon leurs traditions, leur culture avec une économie  adaptée à leur environnement et fructueuse grâce aux richesses stratégiques encore inexploitées de leur territoire.  Je pense que les Touaregs peuvent revendiquer ce droit légitime. Pour y parvenir, il faut qu’ils se lèvent pour l’acquérir,  qu’ils se battent pour y parvenir,  parce que c’est encore possible…</p>
<p>Au détour de nombreuses et diverses discussions, le verdict conclut que la création d’un État touareg n’est pas possible. Qui aurait pensé qu’un État Ukrainien aurait pu voir le jour ?</p>
<p>Les Hommes, qui militent pour la paix,  me disent : « regarde les Palestiniens qui se sont battus depuis si longtemps, finalement ils ne sont arrivés qu’à une forme d’autonomie pour seulement deux ou trois villages ». Pour moi, l’exemple le plus proche, c’est l’Erythrée. Voici un petit pays de moins d’un million d’habitants, qui possède des conditions géographiques similaires aux nôtres. En dépit de l’hostilité des Américains d’abord, puis celle des Soviétiques,  l’Erythrée est devenu un pays à part entière. Rien n’est impossible, pour un peuple décidé à changer sa condition politique. Aujourd’hui les Touaregs sont dos au mur. Les cadres touaregs à Bamako doivent mendier une reconnaissance de faveur. Le nomade touareg, dans tout le Sahara, doit mendier auprès d’un sédentaire ou d’un militaire, le droit à la vie. Aujourd’hui les Touaregs sont l’un des peuples le plus humiliés au monde. Au Niger, la communauté touarègue semble également affirmer sa volonté d’indépendance et je suis convaincu qu’elle n’en restera pas là ! Mais pour l’instant il faut savoir attendre et j’espère que nous pourrons emprunter les mêmes pistes qui mènent à l’indépendance.</p>
<p>Chaque homme a besoin d’un objectif à atteindre pour vivre dignement ; moi je préfère mourir en luttant que succomber au paludisme !</p>
<p>Ces revendications territoriales, aussi bien au Mali qu’au Niger ont pour caractéristiques communes d’être légitimées par l’Histoire, de posséder un tracé établi assez précis des régions revendiquées, de proposer le fédéralisme pour solution au conflit qui oppose les Touaregs aux États Malien et Nigérien, d’empêcher de sonner le glas du nomadisme.</p>
<div id="attachment_45" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://assaleck.mondoblog.org/files/2010/11/Le-nomadisme-des-Touareg.jpg"><img class="size-medium wp-image-45 " src="http://assaleck.mondoblog.org/files/2010/11/Le-nomadisme-des-Touareg-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Les filles du campement à la recherche de l&#039;eau</p></div>
<p><strong>L’histoire-témoin</strong></p>
<p>L’Histoire est largement sollicitée pour légitimer ces revendications territoriales. Un point fait l’unanimité : les territoires revendiqués aujourd’hui sont occupés par les Touaregs depuis des millénaires. « Même les scientifiques les plus réticents qui y ont étudié les vestiges et les traces civilisationnelles s’accordent pour dire que le Sahara central est notre domaine depuis des millénaires » (<em>Mémorandum</em>,</p>
<p>CRA, p. 1). Le regard est ensuite centré sur la période coloniale car elle a provoqué la fracture et l’éclatement de l’espace touareg. Sur ce point, les textes sont très précis pour dénoncer la responsabilité de la France dans la création artificielle des États du Mali et du Niger et le caractère arbitraire des frontières héritées de la colonisation. Le document du FULA souligne (p. 18) « le caractère artificiel des frontières qui ont séparé les familles d’une même origine, de même culture ». Le mémorandum de la CRA ajoute (p. 2) : « Nous avons été dépossédés de notre territoire dans son intégralité (…). Nos colonisateurs ont d’abord partagé notre espace par des frontières arbitraires, constituant ainsi des pays taillés à leurs intérêts. »</p>
<p><strong>Le territoire-enjeu</strong></p>
<p>Il faut rappeler que « nomadisme » ne<strong> </strong>signifie pas l’absence d’ancrage territorial mais la gestion particulière<strong> </strong>de l’espace. Ce rappel est nécessaire car le cliché du nomade errant sans foi ni toit est d’une remarquable<strong> </strong>constance ; il constitue, pour les États qui se partagent le<strong> </strong>pays touareg, un atout précieux pour dénier toute légitimité<strong> </strong>à une quelconque revendication territoriale.</p>
<p>« C’est aussi une conséquence directe de la mauvaise perception et gestion politico-militaire du problème Touareg, qui dure depuis l’indépendance des Etats africains. L’invention récente du terrorisme d’Al Qaïda est utilisée comme un arbre qui cache la forêt de la rébellion touarègue qui n’a jamais cessé depuis le début du siècle contre le colonisateur et s’est poursuivie après les indépendances à cause d’un tracé frontalier arbitraire et contre nature. Encore un autre héritage colonial empoisonné</p>
<p>Le message lancé continuellement par les Touaregs est pourtant simple. Comme le dit l’adage populaire : « nalâab ouala nahsad » (Soit je joue, soit je ne vous laisserai jamais jouer). Tant que le problème touareg ne sera pas résolu, aucun espace sahélo-saharien ne connaîtra la paix, la sécurité et la prospérité ». Saâd Lounès El Watan du 26-05-2010</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Sources</span> : Touaregs : Voix solitaires sous l&rsquo;horizon confisqué, Hélène Claudot-Hawad et Hawad (Ed.) (1996) 255 p.</p>
<p>Ce livre est en ligne ici <a href="http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00293895/en/" target="_blank">http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00293895/en/</a></p>
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